Etape 1 : Repérage de Bonnes Pratiques
Plus encore que dans le cas du transfert bilatéral de bonnes pratiques, vous vous devez de conduire vous-même ou de déléguer à un tiers (spécialiste du domaine, universitaire, etc.) un travail systématique de repérage des bonnes pratiques sur le sujet qui vous intéresse. Ce travail de repérage peut s’effectuer par :
· La recherche sur d’autres bases de données ou banques d’expériences ;
· La sollicitation des contacts indiqués sur les fiches de RUR@CT, en leur demandant si eux-mêmes ne connaissent pas d’autres bonnes pratiques que la leur et s’ils peuvent vous en communiquer les coordonnées ;
· L’interrogation des réseaux auxquels vous appartenez ou auxquels vous contribuez.
Cette étape doit avoir permis à l’importateur, avant de passer à l’étape suivante, d’avoir identifié :a
- dans les bases de données RUR@CT une ou plusieurs Bonnes Pratiques répondant à ses attentes et d’avoir obtenu les coordonnées des personnes à contacter,
- en dehors du réseau RUR@CT des Bonnes Pratiques et expériences intéressantes sur la thématique ou la caractéristique concernée afin de croiser les approches possibles et d’enrichir la démarche.
Après avoir repéré dans la base de données RUR@CT, les bonnes pratiques sur le sujet qui vous intéresse et avoir récupéré le fiches n° 1 et n°2, n’oubliez pas qu’ :
Être curieux n’est pas un vilain défaut !
Bien sur vous avez trouvé dans la base de données RUR@CT une ou plusieurs Bonnes Pratiques qui correspondent à vos besoins mais soyez curieux : MULTIPLIEZ, CROISEZ les sources d’information.
Etape 2 : Organisation d’un séminaire thématique type Agora
Préalablement à la mise en place d’un groupe de travail partenarial dédié dont vous souhaitez éventuellement être le chef de file, vous pouvez organiser un séminaire (RUR@CT) ou un "Agora" (cf. EQUAL) première occasion de rencontres et d’établissement d’un contact physique avec les partenaires potentiels. Cet événement pourra rassembler entre 30 et 40 participants autour d’une thématique spécifique et déboucher, après quelques jours d’échange d’expériences et de discussions, sur les bases de contenu et de fonctionnement du futur groupe partenarial.
Pour information, le coût / jour d’une manifestation rassemblant de 100 à 200 participants varie dans une fourchette de 50.000 à 80.000 €. Nous sommes bien en dessous avec la fourchette de 30 à 40 participants qui permet un travail thématique optimal. Ce type d’événement est financé par une région porteuse ou par un groupe de deux ou trois régions (en sollicitant éventuellement d’autres financements). Il est possible de demander à chaque participant des frais d’inscription qui viendront alléger d’autant le budget.
Outre, son intérêt propre l’organisation d’une telle manifestation est l’illustration de votre volonté de vous saisir ou de vous impliquer activement dans la mise en œuvre de ce projet.
Calée sur une journée, voire maximum deux, la manifestation pourra se structurer autour de :
· Une présentation de l’état d’avancement du thème et du contexte européen par un ou deux experts ;
· Une présentation de quelques bonnes pratiques en lien avec le thème suivi d’un temps de questions-réponses avec les participants ;
· D’ateliers présentant à partir d’une ou de plusieurs études de cas les différents aspects de la problématique. Par exemple, le sujet du transport à la demande en milieu rural pourrait donné lieu à :
- les outils de gestion temps réel de la demande (logiciel, GPS,…) leurs contraintes, les compétences nécessaires, les limites d’utilisation, …
- le partenariat public / privé ;
- la multimodalité des transports ;
- les modes de financement du transport à la demande
- transports alternatifs quelles adaptation des nouveaux modes de transport urbain (care-sharing, …) au milieu rural ;
- etc.
· De "kiosques conseil" proposant des entretiens individualisés courts avec un expert.
Dans ce kiosque (inscription indispensable) le participant pourra exposer son/ses problèmes et en savoir plus sur un aspect donné de la bonne pratique qui l’intéresse. Pour cette animation il est important de pouvoir mobiliser des experts de niveau européen ou pour le moins des praticiens chevronnés ;
· Des visites de terrain sous réserve quelles soient pertinente avec le thème traité et possibles dans un temps compatible avec le déroulement du séminaire / Agora.
· Un ou des espaces de rencontres ouverts et informels qui peuvent être soutenus par des tableaux d’affichage sur lesquels les participants peuvent déposer leurs demandes et/ou leur offre d’échanges… Ceci implique de prévoir, dans le programme, des temps ‘libres’ favorisant les échanges informels entre participants.
Suggestion : faire en sorte que les manifestations organisées sur une ou deux journée(s) débutent à 14h00 et s’achèvent le lendemain ou le surlendemain (à 14h00) permettant ainsi à chacun de voyager le matin. du premier jour et l’après- midi de dernier jour, limitant ainsi les frais de séjour
Etape 3 : Mise en place d’un groupe thématique RUR@CT (GTR) avec un chef de file
A l’issue d’une manifestation du type de celle décrite ci-dessus, plusieurs régions rurales décident de travailler ensemble pour définir une réponse optimale partagée sur une problématique ; cette problématique faisant partie des problématiques prioritaires des membres du réseau RUR@CT.
Le groupe est constitué sur le mode des Groupes Thématiques Européens (GTE) qui ont fonctionné dans le cadre du PIC EQUAL et qui constituaient le niveau communautaire du processus de capitalisation et de diffusion permanent des bonnes pratiques repérées par les Réseaux Thématiques Nationaux (RTN).
Les GTE étaient pilotés chacun par deux ou trois Etats membres volontaires auxquels étaient associés des membres de la Commission européenne et des experts. Ils avaient pour objectifs de caractériser les bonnes pratiques qui leur parvenaient, de diffuser les plus pertinentes, de les relier aux politiques communautaires et autres programmes.
RUR@CT propose la mise en place de groupes de travail RUR@CT sur le même principe : pilotage a minima bicéphale, assuré par deux régions volontaires. Le GTR s’adjoint la compétence d’un expert. Instance informelle, la durée de vie du GTR est limitée dans le temps. Au terme de cette étape :
- les deux régions chef de file sont identifiées ;
- le groupe de travail est constitué ;
Les modalités de fonctionnement, le programme de travail et le calendrier prévisionnel du groupe de travail sont arrêtés ;
Etape 4 : Mise en œuvre des projets chez les différents partenaires du groupe de travail et au-delà
Deux grands types de cas vont se trouver :
Cas 1 : Elaboration par le GTR de repères méthodologiques par famille de bonnes pratiques : Chacun des membres du GTR devient un territoire d’expérimentation en mettant en œuvre chez lui les éléments de repères méthodologiques qui le concerne. Cet engagement à faire est une caution vis-à-vis des membres de RUR@CT qui n’ont pas été directement acteurs du GTR. La région "expérimentatrice" se retrouve alors au même stade qu’un importateur qui engage le processus d’adaptation d’une bonne pratique (cf. étape 5 du processus de transfert bilatéral). Si le GTR l’a prévu et s’est doté des moyens nécessaires, le ou les experts qui l’ont accompagné peuvent accompagner la mise en place d’une ou de plusieurs des expérimentations.
Cas 2 : Elaboration partenariale d’un nouveau modèle : Sur l’exemple de projets nationaux ou de projets transnationaux du PIC EQUAL mais aussi de projets de coopération interterritoriaux et transnationaux de LEADER+, deux principales modalités peuvent être mises en œuvre :
• la mise en place chez plusieurs des membres du GTR, à titre expérimental, du nouveau modèle dans son intégralité. Dans ce cas, certaines démarches comme l’acquisition de matériel peuvent être mutualisées ;
• la mise en place, toujours à titre expérimental, chez chacun des membres du GTR d’une partie du nouveau modèle. Cette approche nécessitant impérieusement de se retrouver pour consolider la méthode, le dispositif prôné à partir des résultats de chacun.

Au terme de cette étape et indépendamment des choix faits (cas 1 ou cas 2) :
- les expérimentations ont été menées chez les différents partenaires ;
- un document d’analyse et de synthèse est disponible. Il comprend des préconisations ;
- les membres du groupe de travail RUR@CT dispose des documents élaborés ;
- une manifestation a permis de diffuser largement les conclusions des expérimentations, les possibles améliorations des bonnes pratiques existantes ou les nouvelles bonnes pratiques élaborées.
Ne pas oublier
• de mettre en œuvre un dispositif de suivi et d’évaluation des différentes expérimentations
• de prévoir et mettre en œuvre un plan de communication des résultats
• de programmer durant les phases d’expérimentation un voyage d’études chez chacun des expérimentateurs réunissant l’ensemble des membres du GTR.
Etape 5 : Capitalisation
Le GTR dès lors que les expérimentations sont achevées, évaluées renseigne les fiches n°1 et n°2 de RUR@CT. Les importateurs des ces nouvelles bonnes pratiques renseignent la fiche n°3