Votre Région est confrontée à une problématique nouvelle ou souhaite améliorer l’efficacité d’une de ses actions. Vous recherchez dans la base de données RUR@CT une bonne pratique qui réponde à votre besoin. Vous en identifier une et vous lancer alors dans un processus de transfert bilatéral avec la Région « exportatrice » de cette bonne pratique.
Dans ce processus dix étapes ont été identifiées.
.jpg)
Être curieux n’est pas un vilain défaut !
Bien sûr vous avez trouvé dans la base de données RUR@CT une ou plusieurs Bonnes Pratiques qui correspondent à vos besoins mais soyez curieux : MULTIPLIEZ, CROISEZ les sources d’information.
sur quelles bases la communication va pouvoir s’établir entre les deux régions : comment va-t-on communiquer (quels moyens), quelle langue commune va-t-on utiliser et, le cas échéant, comment va-t-on organiser la traduction ?
· Lors de la prise de contact par téléphone : avoir anticipé les éventuels besoins de traduction et s’être assuré si nécessaire de la présence d’un traducteur.
Se renseigner n’est pas s’engager !
Il se peut que lors du premier entretien avec votre interlocuteur vous vous rendiez compte que, pour tout un tas de raisons, le transfert de la Bonne Pratique s’avère très compliqué. N’hésitez pas à en parler à votre interlocuteur et à décider de ne pas poursuivre le processus de transfert de cette Bonne Pratique là. Il existe plein d’autres exemples qui sont certainement plus appropriés à votre situation. Il vaut mieux ne pas poursuivre plutôt que de mal poursuivre…
- la place des interlocuteurs au sein de la hiérarchie de la Région exportatrice,
Il faut, avant de pouvoir engager cette étape avoir bien préparé la rencontre :
penser que la Bonne Pratique identifiée est pertinente pour la Région importatrice (ne pas y aller ‘pour voir’),
avoir échangé sur la situation et les enjeux respectifs des Régions, les points qui vous paraissent à vous (importateur) clés pour lesquels vous aurez des attentes particulières lors de la visite,
savoir qui sont les personnes clé à rencontrer,
avoir en tête une organisation qui sera à discuter avec la Région importatrice : pré-programme, organisation logistique, liste des participants, langues de travail et besoins en matière de traduction.
Au-delà de ce qui a déjà été indiqué dans l’étape précédente, il s’agira, en amont, de :
communiquer largement les résultats, par les moyens appropriés, aux décideurs, financeurs, techniciens et partenaires de l’importateur.
Première rencontre physique entre importateur et exportateur. il va s’agir, outre la découverte de la Bonne pratique, de mieux se connaître et poser les bases du transfert. C’est un moment crucial !
Vous avez à présent :
des contacts réguliers avec la région exportatrice,
une validation politique du projet de transfert,
Il est temps de vous lancer !
Le pilotage politique (comité de pilotage) : le dispositif de pilotage du processus de transfert (comité de pilotage) est mis en place pour la durée du projet. Sa composition va dépendre des pratiques locales en matière de gouvernance et de la thématique de l’action.
Indépendamment de sa composition, ce comité de pilotage devra :
- assurer la fonction de décision et d’orientation stratégique ;
garantir : la disponibilité des moyens financiers, la fonction de suivi et d’évaluation ainsi que la communication nécessaire à la mobilisation des partenaires, la promotion de la bonne pratique auprès des bénéficiaires finaux ou usagers de la bonne pratique ;
Le comité de pilotage pourrait néanmoins être constitué :
- de responsables politiques de la collectivité importatrice ;
de représentants d’organismes socioéconomiques ;
de représentants d’acteurs locaux publics et privés (opérateurs ou autres) susceptibles d’être acteurs et/ou bénéficiaires principaux de la bonne pratique ;
des partenaires locaux actifs sur la thématique de la bonne pratique
La mise en œuvre opérationnelle est assurée par une équipe projet. Cette équipe est composée de techniciens de la collectivité importatrice et des autres membres du comité de pilotage. Sa composition n’est pas figée. Elle peut, après validation du comité de pilotage, s’adjoindre les personnes ressources nécessaires à la réalisation des études préalables.
- un rappel des objectifs de la démarche de transfert engagée ;la présentation de l’organisation mise en place pour piloter et mettre en œuvre le processus de transfert ;
les étapes de la mise en œuvre ;
un calendrier général ;
Les modalités de financement (fonds propres, programmes européens, projet de coopération,…) ;
- La présentation du dispositif de suivi et d’évaluation du processus de transfert puis de la mise en œuvre de la bonne pratique importée.
Indépendamment de la modalité choisie, penser, au cours de cette étape, à impliquer l’exportateur pour qu’il donne son expertise du travail réalisé et des orientations prises et/ou pour le tenir informé des évolutions du projet et aussi maintenir le lien créé :
• Invitez le (en prenant en charge ses frais de déplacement) à participer aux différentes réunions du comité de pilotage et de l’équipe projet ;
• Adressez-lui (dans la langue adéquate) avant chaque participation l’ordre du jour de la réunion à laquelle il est convié, les rapports, notes d’étapes et tout autre document concernant la réunion.
• Adressez-lui, à la suite des réunions auxquelles il a participé, les comptes rendus.
Pour vous lancer dans cette étape vous savez :
quelle bonne pratique la Région importatrice souhaite transférer,
que le travail avec la Région exportatrice sera possible dans de bonnes conditions,
selon quelles modalités le transfert est envisagé (qui est impliqué, quel est le calendrier envisagé, quelles méthodes vont être utilisées, quelle assistance est nécessaire, …)
Et vous disposez d’un plan d’action concret avec calendrier et répartition des tâches, etc.
Mode d’emploi de l’étape :
Sur base de toutes les informations reprises ci-dessus, il convient de préparer une demande argumentée de financement et de prendre contact avec les différents financeurs possibles, qu’ils soient au niveau européen, national ou infra-national. Il peut être positif d’avoir mobilisé les co-financeurs potentiels très en amont de la démarche, par exemple de les avoir invités aux toutes premières rencontres pour qu’ils s’approprient le projet de transfert.
Financement : ne négliger aucune piste !
De nombreuses sources de financement existent qui peuvent être accessibles sur une base géographique, thématique, ou partenariale. Aller voir du côté de la Commission (et d’Interreg IVC par exemple), auprès de vos Ministères et… penser à l’auto-financement régional.
Les étapes précédentes ont permis de définir ce qui allait être fait, avec qui et selon quelles modalités. Cette étape vous a permis de disposer d’un plan de financement bouclé et de mobiliser les financements nécessaires.
A ce stade, la préparation du transfert est terminée et il est possible d’entrer dans la phase opérationnelle.
Cette phase a été définie précédemment par l’équipe projet :
• Les études nécessaires à l’adaptation de la bonne pratique sont réalisées ;
• Les besoins tant matériels qu’immatériels sont identifiés et calibrés ;
• L’équipe projet a répondu à trois questions essentielles : quelles compétences sont indispensables ou vont s’avérer indispensables pour mettre en œuvre la Bonne Pratique ? Sont-elles disponibles (en internet ou en externe) ? A quel coût ?
Mode d’emploi de l’étape :
Pour les investissements matériels, établir un cahier des charges et lancer un ou des appels d’offres. Il peut être nécessaire d’acquérir une partie du matériel utile à la mise en œuvre de la bonne pratique avant même son déploiement pour permettre la formation des personnes concernées par sa mise en œuvre.
Pour éventuellement accéder aux compétences nécessaires à la mise en œuvre de la bonne pratique, plusieurs options s’offrent à l’importateur en fonction du montage opérationnel retenu :
- Former du personnel de sa propre structure ;
- Recruter une ou des personnes disposant des compétences recherchées ;
- Faciliter voire financer la formation du personnel de l’opérateur maître d’ouvrage ou maître d’œuvre délégué ;
Pour définir les besoins de formation, il aura fallu répondre au préalable aux questions suivantes :
- Qui sont les bénéficiaires de la formation (élus, techniciens, de la collectivité, salariés de l’opérateur, professions libérales, associatifs, organismes socioprofessionnels…) ?
- Quelles sont les compétences manquantes, à acquérir (les avoir hiérarchisées) ?
- Quel plan de formation mettre en place ? Pour répondre à cette question, l’équipe projet pourra s’adjoindre les compétences de partenaires tels que : centre de formation, université, représentants de branches professionnelles,…
Les relations avec l’exportateur peuvent être poursuivies lors de cette étape en lui demandant d’accueillir tout ou partie des personnes qui vont être en charge de mettre en œuvre la bonne pratique chez l’importateur.
Ce déplacement, à vocation pédagogique, aura pour objectif de faire découvrir à l’équipe de l’importateur, le dispositif, la méthode, les outils etc., dans leur environnement d’origine et d’échanger avec ses opérateurs. Elle pourra éventuellement être le cadre d’une partie de la formation envisagée. L’importateur assurera la charge financière de ce voyage d’études.
Cette étape vous a permis :
d’acquérir les outils et l’équipement matériels,
de former les personnes et/ou d’avoir recruté les compétences nécessaires
Cette étape n’intervient qu’une fois l’ensemble des conditions préalables assurées :
• Acquisition du ou des matériels nécessaire(s) ;
• Formation achevée des personnes en charge de la mise en œuvre opérationnelle ;
• Mise en route du ou des matériels par le fournisseur.
- Procéder par étapes successives, pas à pas, pour une progression régulière et sur laquelle une communication est possible afin de sécuriser la motivation des partenaires locaux,
- Communiquer régulièrement sur l’avancement et les réalisations à la fois localement et auprès de l’exportateur pour qu’il puisse suivre l’évolution du transfert,
- Echanger de manière transparente avec l’exportateur sur les éventuelles difficultés rencontrées au cours du processus de transfert afin d’envisager avec lui des solutions à mettre en œuvre.
Cette étape devra avoir été également précédée d’une campagne de communication adaptée en fonction du public concerné par la mise en œuvre de la bonne pratique. Cette campagne peut devoir nécessiter l’organisation en un ou plusieurs lieux de réunions de présentation et/ou de démonstration.
Cette étape se traduit par :
- la mise en œuvre effective de la bonne pratique chez l’importateur ;
- la mise en œuvre concomitante du dispositif de suivi et d’évaluation ;
- l’établissement puis la transmission de rapports d’exécution et de bilans au comité de pilotage ;
- l’élaboration de produits de capitalisation du projet.
Ne pas oublier d’inviter l’exportateur pour le lancement officiel de ce nouveau projet.
Au-delà de l’invitation au lancement officiel, l’importateur peut convier (à ses frais) l’exportateur à assister aux réunions de l’instance de pilotage du projet. Ces déplacements doivent être précédés de l’envoi d’un ordre du jour, des supports, etc.. Cette participation de l’exportateur pourrait principalement concerner les réunions de bilan et/ou d’évaluation de la mise en œuvre de la bonne pratique.
Ne pas oublier d’inviter l’exportateur pour le lancement officiel de ce nouveau projet.
Au-delà de l’invitation au lancement officiel, l’importateur peut convier (à ses frais) l’exportateur à assister aux réunions de l’instance de pilotage du projet. Ces déplacements doivent être précédés de l’envoi d’un ordre du jour, des supports, etc.. Cette participation de l’exportateur pourrait principalement concerner les réunions de bilan et/ou d’évaluation de la mise en œuvre de la bonne pratique.
Au terme du processus de transfert, l’importateur peut renseigner la première partie de la fiche n°3 "Bilan du transfert".
Le renseignement de la seconde partie de la fiche n°3 nécessite de disposer d’un minimum de recul sur la mise en œuvre par l’importateur de la bonne pratique et ne peut raisonnablement pas s’envisager à moins de six mois à un an du début de la réalisation du transfert.
Le retour d’expérience (prise de recul suffisante) puis sa formalisation au travers de la fiche n°3 est également un moyen de maintenir les liens avec l’exportateur. En effet, la mise en œuvre d’un concept, d’une idée, d’une méthode dans un environnement différent de celui d’origine peut avoir donné lieu à des évolutions améliorant globalement la bonne pratique d’origine. Le transfert, pouvant être appréhendé par certains comme un échange déséquilibré entre importateur et exportateur, s’inscrit ainsi dans une dimension plus partenariale.
Au terme de cette antépénultième étape, l’exportateur de la bonne pratique que vous avez importée reçoit en retour les rapports de synthèse et d’évaluation ainsi que les documents de capitalisation produits.
Outil de pilotage et de gestion de projet, la mise en place d’un dispositif de suivi et d’évaluation est gage de la qualité de l’action mais aussi contributrice de la capitalisation qui peut en être faite et donc de la capacité à formaliser puis partager les compétences acquises.
Le dispositif de suivi évaluation concerne autant le processus de transfert que la mise en œuvre opérationnelle de la bonne pratique importée qui s’en suit.
Pour le processus de transfert :
dès la définition du processus de transfert, l’équipe projet devra proposer, outre un calendrier prévisionnel du processus de transfert, un ou des tableaux de bord pour suivre l’avancement de projet.
Pour que la fonction soit assurée de façon efficace, un responsable doit être désigné au sein de l’équipe projet dès le début du processus de transfert. Cette fonction doit être reconnue comme une des tâches à part entière du dispositif de transfert.
Pour la mise en oeuvre :
De même, la mise en œuvre de la bonne pratique dans son nouvel environnement devra comprendre de façon explicite les objectifs fixés mais aussi les indicateurs tant quantitatifs que qualitatifs de réalisation et de résultats de cette mise en œuvre.
Cette étape, qui est parallèle à l’ensemble du processus, vous a permis :
- de définir le champ et le référentiel de l’évaluation ;
- d’élaborer les outils du suivi et de l’évaluation (tableaux de bord, indicateurs de réalisation et de résultats,…) ;
- de produire et renseigner les tableaux de bord de suivi et les indicateurs ;
- de rendre compte au comité de pilotage et à l’exportateur de l’avancement du transfert, des difficultés rencontrées, des solutions apportées ;
- de tirer les enseignements du processus de transfert (fiche n°3 de RUR@CT) et de la mise en œuvre de la bonne pratique pour éventuellement l’ajuster.
Pensez à échanger avec l’exportateur pour éventuellement s’inspirer de son dispositif de suivi-évaluation et des indicateurs retenus.
Ce site a été réalisé avec des financements FEDER.


